Notre ambition est de devenir le secteur industriel le plus avancé en matière de décarbonation au niveau belge et au niveau européen.
Le rôle sociétal du ciment
Climat
Consciente de son impact sur le changement climatique, l’industrie du ciment continue d’investir et d’accélérer sa conversion pour réduire ses émissions et atteindre la neutralité carbone. De plus, de nombreuses solutions de transition à faible émission de carbone (mobilité, logement, énergie) ne peuvent se passer du ciment.
Économie circulaire
Une autre composante essentielle de l’industrie cimentière est son rôle dans l’économie circulaire. Depuis des décennies, les cimentiers sont devenus au fur et à mesure un maillon essentiel au fonctionnement de tout un tissu industriel, ils sont au cœur de ce qu’on nomme la symbiose industrielle. En effet, les cimenteries permettent de valoriser et de recycler dans leur process de production des déchets issus d’autres industries, et ce à plusieurs niveaux du procédé de fabrication du ciment.
Une chaine de valeur locale
Notre industrie est un maillon essentiel de la chaîne de valeur de la construction. Sans ciment, il n’y a pas de béton, et sans béton, il n’y a pas de construction ! L’industrie cimentière utilise des matières premières locales dans une chaîne courte. Elle est donc difficile à délocaliser et beaucoup moins sujette aux problèmes d’approvisionnement, ce qui permet de trouver des solutions efficaces et durables aux problèmes de construction.
Production de ciment
Process
Étape 1
Carrières (calcaire, argile)
Étape 2
Sondeur
Étape 3
Dumper
Étape 4
Concassage
Étape 5
Préhomogénéisation
Étape 6
Broyage
Étape 7
Filter
Étape 8
Préchauffage
Étape 9
Four rotatif
Étape 10
Refroidisseur
Étape 11
Stockage clinker
Étape 12
Ajouts
Étape 13
Broyage ciment
Étape 14
Silos à ciment, expédition
Étape 15
Broyage
Étape 16
Délayage et homogénéisation
Étape 17
Filtre
Étape 18
Four
Histoire du ciment
Le mot « ciment » est dérivé du terme latin « caementum », qui signifie mortier ou liant de maçonnerie. Aujourd’hui, ce sens originel désigne les liants hydrauliques, c’est-à-dire les liants qui durcissent au contact de l’eau.
Les Grecs ont été les premiers à fabriquer de la chaux en cuisant du calcaire. Les Romains ont amélioré ce liant en y ajoutant des cendres volcaniques et de la poudre de brique. Ils ont ainsi créé un liant hydraulique, forme intermédiaire entre la chaux et le véritable ciment. Ce liant a permis de construire de grandes structures telles que des arènes, des thermes, des amphithéâtres ou des aqueducs, dont certains sont parfaitement conservés 20 siècles plus tard.
Au XVIIIe siècle, on produit pour la première fois de la chaux hydraulique, très proche de notre ciment moderne. Ceci est principalement dû aux progrès des procédés de cuisson. En 1759, l’Anglais John Smeaton produit un mortier aussi dur que la pierre en mélangeant de la chaux hydraulique à des cendres volcaniques. En 1817, le Français Louis Vicat découvre les principes chimiques du ciment et définit les règles de fabrication du ciment hydraulique. Il est donc considéré comme le père du ciment moderne.
En 1824, l’Anglais Joseph Aspdin fait breveter le ciment Portland, produit de la combustion du calcaire et de l’argile dans des fours à charbon. Le nom de Portland est dû à la ressemblance de ce matériau avec la pierre de Portland (sud de l’Angleterre) en termes de couleur et de dureté. Portland est toujours un nom courant dans l’industrie du ciment.
La première usine de ciment en Belgique date de 1872 (Messieurs Duffossez et Henry ont fondé le premier site de production de ciment Portland du pays à Cronfestu). Depuis la fin du 19e siècle, le béton moderne à base de ciment Portland est largement utilisé dans l’industrie de la construction.
Au cours du XXe siècle, la production de ciment a été améliorée à plusieurs reprises. Des ciments spéciaux ont notamment été produits, mais sans toucher aux propriétés physico-chimiques et aux caractéristiques fondamentales du ciment Portland.