Durabilité

Un monde de la construction où le ciment est incontestablement durable et socialement utile.

De la carrière au transport des produits finis, le respect pour l’environnement se trouve au cœur de la stratégie industrielle des cimentiers. À chaque étape du processus de production et de distribution, nous nous efforçons de parvenir à un développement durable. L’industrie cimentière déploie également des efforts supplémentaires pour apporter des solutions aux défis actuels et futurs liés à la gestion des ressources naturelles, à la consommation d’énergie et à la gestion des déchets (voir, par exemple, le rapport environnemental 2022). En effet, l’industrie du ciment a développé une particularité très originale, à savoir son extraordinaire potentiel de valorisation des matières premières secondaires.

La Belgique est un leader mondial en matière dans la décarbonation du ciment et du béton.

Entre 1990 et 2023, l’empreinte carbone moyenne du ciment a été réduite de 31 %, ce qui fait de la Belgique un leader mondial dans la réduction de l’empreinte carbone du ciment et du béton. Pour atteindre l’objectif de neutralité climatique (ou Net Zero), l’industrie cimentière dispose d’un certain nombre de leviers, basés sur des techniques qui, d’une part, sont encore en cours de développement et, d’autre part, sont en cours de déploiement.

La méthode traditionnelle pour réduire l’empreinte environnementale du ciment consiste à remplacer le clinker par des matières de substitution appelées en anglais Supplementary Cementitious Materials ou SCM, tels que le laitier de haut fourneau. Un certain nombre d’actions sont également entreprises au niveau des fours à clinker : utilisation de matières premières décarbonatées, co-processing des déchets ou amélioration de l’efficacité énergétique des fours. Une grande partie des émissions de CO2 liées à la production de clinker sont des émissions inévitables liées au processus. Elles résultent de la réaction chimique de la décarbonatation (CaCO3 → CaO + CO2). La seule solution pour ces émissions est d’utiliser le captage du carbone ou le captage, l’utilisation et le stockage du carbone (CC(U)S).

Durabilité

Roadmap Net Zero

Les cimentiers belges confirment leur engagement sans faille pour la transition vers une construction circulaire et neutre en carbone.

L'industrie cimentière est au coeur de l'économie circulaire

Grâce à la valorisation des matières premières secondaires, l'industrie cimentière est devenue un maillon essentiel dans le fonctionnement de tout un tissu industriel : ce que l'on appelle la symbiose industrielle. La production de ciment permet de valoriser et de recycler les déchets d'autres industries, et ce à plusieurs niveaux du processus.

Réduction du taux de clinker dans le ciment

Lors de la phase de broyage du ciment, une série de matières peuvent être ajoutées en substitution du clinker, ces constituants sont appelést les « Supplementary Cementitious Materials » ou SCM. Des normes décrivent les types de constituants adaptés à la production de ciment et leurs spécifications. Il s’agit notamment des pouzzolanes naturelles, de l’argile calcinée, des cendres volantes provenant des centrales au charbon, du laitier granulé de haut-fourneau, du calcaire et de la fraction fine des bétons recyclés. En Belgique, avec une teneur moyenne en clinker de 61 %, la substitution est particulièrement élevée, notamment grâce à l’utilisation de laitier de haut-fourneau (CEM III).

En raison de la disparition du laitier de haut-fourneau à moyen terme, la réduction supplémentaire de la teneur moyenne en clinker constitue un défi particulièrement complexe. L’introduction de nouveaux matériaux (SCM) remet parfois profondément en question les connaissances sur le comportement à long terme du ciment et du béton. Une collaboration étroite entre les producteurs de ciment, les centres de recherche (CRIC, CRR, BuildWise, VITO), les experts des commissions de normalisation et les organismes de certification est donc essentielle et nécessite un sérieux engagement humain et technique.

Co-processing et combustibles alternatifs

Amener un volume important de matière dans les fours à clinker à une température de 1.450 °C nécessite une grande quantité d’énergie thermique. Depuis de nombreuses années, les cimentiers privilégient l’approche du « co-processing », c’est-à-dire la combinaison simultanée du recyclage matière et de la valorisation énergétique d’un flux de déchets dans un processus thermique pour la fabrication d’un produit. Cette approche permet au secteur cimentier de récupérer les flux secondaires, grâce à leurs matières minérales et à leur potentiel énergétique.

Les combustibles alternatifs représentent plus de 60 % de l’approvisionnement en énergie thermique des fours cimentiers. On utilise par exemple des boues contaminées provenant de stations d’épuration, de la sciure de bois imprégné et divers déchets issus des activités de recyclage. La solution proposée par notre secteur pour la gestion de ces déchets est essentielle au développement de l’économie circulaire, au recyclage et à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Matières premières alternatives

Outre les combustibles alternatifs, des matières premières alternatives sont également utilisées à différents niveaux du processus. Lors de la production de clinker, des matières premières décarbonatées sont ajoutées dans le four (par exemple des cendres volantes ou des déchets de démolition) afin d’atténuer la décarbonatation du CaCO3.

Au cours de la phase de broyage, des additifs tels que le gypse naturel ou l’anhydrite sont également remplacés par du gypse synthétique (principalement du gypse sulfaté, provenant des installations de désulfuration des gaz de combustion, et du gypse phosphaté, un sous-produit de la production d’engrais) afin de réduire davantage l’utilisation de matériaux naturels provenant des carrières.